Mesures contre l’addiction au jeu

Mesures contre l’addiction au jeu

Publié le 25/06/13 - par Fred Guillemot Les info

Depuis l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne en France en 2010, nombreux sont les spécialistes de santé à tirer régulièrement la sonnette d’alarme.


Ils redoutent que cet accès facilité aux sites Internet de paris sportifs et de poker aient un impact non négligeable sur certains joueurs.

De plus en plus d’études sanitaires menées sur des volontaires essayent de déterminer les facteurs déclenchant et le profil des joueurs à risque. Des centres de soins et d'accompagnement des pratiques addictives fleurissent dans les hôpitaux des grandes villes, et les consultations pour dépendance au jeu augmentent. Car, la dépendance aux jeux d’argent est bien une addiction, comme celle à l’alcool, à la drogue ou à la cigarette... En 2012, malgré la crise, les Français ont y dépensé près de 32,5 milliards d’euros.

1,3% de la population à risque

En 2011, l'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES) avait révélé que 1,3% de la population française était considérée comme « joueur à risque », même si cette moyenne nationale est plus faible que dans d’autres pays (Etats-Unis et Australie : 5%, Canada, Grande-Bretagne et Belgique : 2%).
Il existe bien des structures et des mesures pour aider les joueurs dépendants, mais celles-ci ne sont pas encore suffisamment répandues. Le gouvernement a donc annoncé que quatre mesures seront rapidement mises en œuvre, afin de renforcer les moyens de lutte contre l’addiction aux jeux d’argent.

La première consiste à renforcer la lutte contre les sites illégaux et leurs publicités. Il en découle que la saisie de la commission des sanctions de l’ARJEL, chargée de contrôler et sanctionner les opérateurs de jeux, sera simplifiée.
Ensuite, le fichier des joueurs interdits de jeux, destiné initialement aux casinos en dur et aux opérateurs de jeux en ligne, sera aussi consultable par la Française des Jeux.
Enfin, en cas de défaillance d’un opérateur, les avoirs des joueurs devront être mieux protégés, pour éviter un autre scandale du type « Black Friday » d’avril 2011...

C’est à partir de ce lundi, dans le cadre du projet de loi sur la consommation défendu à l’Assemblée par Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation, que ces propositions vont rapidement faire l'objet d'amendements.


Pour en savoir plus, vous pouvez aussi consulter notre page sur la dépendance au jeu et les moyens d'aide.