Une ancienne maire addict

Une ancienne maire addict

Publié le 22/02/13 - par Fred Guillemot Les info

Comment une ancienne maire très respectée de San Diego peut-elle aujourd’hui se retrouver accusée d’avoir détourné deux millions de dollars d’une fondation ?


Visiblement, ce serait pour rembourser une dette de jeu, suite à une addiction au vidéo poker. Cette triste histoire est celle de Maureen O’Connor, élue deux fois maire de San Diego entre 1986 et 1992, et adorée par la population car elle défendait les plus démunis, n’hésitant pas s’immerger incognito dans leur milieu.

Issue d’un milieu très modeste, l’ancienne championne de natation devenue professeur de sport s’est mariée au richissime créateur d’une chaîne de burger de trente ans son aîné. La mort de son époux la laisse désemparée, mais à la tête d’une fortune estimée à 50 millions de dollars.

Addict au Video Poker

Alors pour oublier son chagrin, la veuve éplorée se met au casino, plus exactement au vidéo-poker. Ce jeu d’argent est, d’après les associations de lutte contre l’addiction, l’un des plus addictifs qui soit. En Californie, à Las Vegas et à Atlantic City, ces machines lui font miser près d’un milliard de dollars entre 2000 et 2009 : une vraie high roller !

Mais les joueurs ont tendance à l’oublier, l’avantage est toujours pour la maison : les dettes ont alors rapidement commencé à s’accumuler pour finalement atteindre 13 millions de dollars. Liquidités, bijoux, art, biens immobiliers, tout est vendu pour tenter de combler le trou, mais il en manque toujours. Alors Mme O’Connor pioche 2 millions de dollars dans les caisses de la fondation de son mari !

C’est là que la justice la rattrape. En faillite et incapable de travailler du fait de sa maladie, à 66 ans, Mme O’Connor compte sur sa victoire à un procès en cours pour faire rentrer des fonds, car elle estime que des banquiers allemands l’ont escroquée lors de l’achat d’un hôtel.
Heureusement pour elle, le juge chargé de l’affaire lui accorde deux ans pour restituer les deux millions « empruntés ». Sinon, elle risque 10 ans de prison ferme.