Les nouvelles reines de la nuit

Les nouvelles reines de la nuit

Publié le 01/03/13 - par Fred Guillemot Les info

Les casinotiers français viennent de remporter une victoire importante auprès du Gouvernement français : désormais, les machines à sous pourront continuer à fonctionner même après la fermeture des tables de jeux.


D'autres avancées pourraient être mise en application dans les semaines à venir, mais pour l'instant rien ne permet de savoir quelles revendications seront finalement accordées : la roulette anglaise électronique, l'introduction de nouveaux jeux de tables et de certaines variantes du poker, ...

Depuis leur courrier du 20 décembre dernier adressé directement au Premier Ministre, les exploitants de salles de jeux attendaient avec impatience cette décision. Durement touchés par la crise économique, par l'interdiction de fumer dans les lieux publics ainsi que par d'autres nouvelles obligations réglementaires, les professionnels peinent à attirer suffisamment de joueurs pour conserver leur rentabilité.

"60% des casinos déficitaires"

A titre d'exemple, sur la Côte d'Azur, les produit brut des jeux a plongé d'environ 60 M€. Le Directeur Général des casinos Barrière à Cannes, Alain Fabre, a confié aux journalistes de Nice Matin que selon lui  « 60 % des casinos français sont déficitaires ».

Vont-ils pouvoir retrouver un second souffle en aménageant leurs horaires librement et en laissant les machines à sous allumées après la fermeture des tables de jeux ? En tout cas, tous les professionnels du secteur des jeux d'argent font le même constat : les bandits manchots restent toujours aussi populaires auprès des joueurs.
Très « grand public », ces machines rutilantes attirent les amateurs de hasard qui se prennent à rêver à des jackpots colossaux. Elles ont un autre avantage : comme il n'y a pas véritablement de stratégie à avoir, elles sont accessibles à tous.

Et pour le casino, c'est tout bénéfice puisque les probabilités jouent largement en faveur de l'établissement.

Pour emporter l'adhésion des élus et maintenir la pression, les casinotiers avaient surtout un argument imparable : plus ils gagnent d'argent, et plus le fisc peut prélèver de taxes... qui iront alimenter les caisses (vides) de l'Etat.